La Louve, le pionnier français

Tom Boothe et Brian Horihan, deux américains, se lancent dans le projet titanesque de La Louve en 2010. Ils veulent créer, dans la capitale française, une coopérative alimentaire d’un nouveau genre, basée sur le modèle du plus grand supermarché collaboratif et participatif des Etats-Unis : la Park Slope Food Coop.

Il leur faudra encore attendre six ans, des dizaines de réunions, des centaines d’heures de travail au compteur (et de jolis cernes sous les yeux), pour voir enfin aboutir le projet, dans le XVIIIème arrondissement de Paris.

Une phase de test est en cours depuis le mois de novembre, avant l’ouverture officielle ces prochains mois, si bien qu’en passant devant le supermarché, 116 rue des Poissonniers, les badauds ne peuvent pas encore imaginer l’effervescence des coopérateurs derrière les rideaux baissés.

Autogestion et participation citoyenne

A l’intérieur, place à l’autogestion et à la participation citoyenne. Le référencement des produits et les procédures de travail doivent encore être harmonisés, mais le succès est déjà conséquent pour La Louve qui comptabilise aujourd’hui près de 4 000 membres inscrits.

A terme, les coopérateurs pourront trouver jusqu’à 7 000 références de produits (alimentaires ou non) à travers les rayons. La Louve se présente en effet comme n’importe quel supermarché, avec 1.450 m2 de surface, répartis sur deux niveaux, dont 500 m2 dédiés à la vente. On a pu le visiter, et croyez nous, c’est impressionnant ! Notamment le rayon vin, mis en place par Tom Boothe, œnologue chevronné.

Une source d’inspiration pour tous les projets

Le travail monstre abattu par les équipes de La Louve depuis six ans permet à tous les projets similaires en France d’avancer à toute vitesse. Il y a une véritable cohésion, une mutualisation des outils et de la connaissance entre les coopératives. Preuve en est, une InterCoop s’est déroulée fin février avec les autres projets français, où chacun a pu profiter en direct de l’expérience réussie de La Louve.